Résumé thèse

 

Au départ de notre recherche cette constatation : depuis le japonisme, soit la seconde moitié du XIXe siècle, les études et expositions sur l’art japonais n’ont cessé de se multiplier. Toutefois, ce sont généralement les mêmes œuvres et artistes nippons qui sont mis en avant : d’une part les ukiyo-e avec Hokusai, Hiroshige ou Utamaro pour la peinture, d’autre part les haiku avec essentiellement Bashō pour la poésie. Aussi se posait cette question : pourquoi le haiga est-il peu connu en France alors que la forme poétique à laquelle il se rattache – le haikai – y est largement connue et appréciée ?

Notre hypothèse de départ était la suivante : le haiga reste méconnu en Occident pour deux raisons, l’une ayant trait à l’objet que constitue le haiga, l’autre au contexte du japonisme, ces deux raisons ayant partie liée selon nous à des conceptions différentes de la relation mot et image, qu’il s’agisse de différences culturelles, des conséquences de progrès techniques dans la production et reproduction d’image ou d’intérêts idéologiques ou commerciaux.

Notre recherche se découpe en trois parties : la partie I où nous remontons aux sources du haiga pour restituer les conditions de son apparition dans l’histoire culturelle japonaise ; la partie II consistant en l’analyse de haiga et commentaires de traduction pour cerner la singularité du haiga et aborder la réception du haiga en Europe ; la partie III comparant la culture japonaise et la culture française pour envisager, d’une part, la réception de l’art japonais dans le contexte historique de l’époque et, d’autre part, reconsidérer l’influence de l’art japonais sur la peinture et la poésie en France et ses conséquences sur leur évolution.

 

Mots clés : Haiga, haikai, haiku, japonisme, idéogramme, icône, peinture, poésie, Japon, Bashō, traduction, réception, transposition intersémiotique, mot, image, calligraphie, imprimerie, édition.

 

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